Chapitre 1: Le Bien et les valeurs (résumé)

      I.            La notion du Bien

1-   Introduction

v La morale est l’ensemble des règles qui régissent la conduite de ses membres et permettent de l’évaluer en fonction des valeurs du bien et du mal.

v Toute morale est une représentation du bien.

v Chaque système philosophique trouve le bien dans un domaine particulier.

2-   Les morales du bien absolu

A-  La morale de Platon

v Selon Platon, l’âme vivait dans le monde intelligible où elle a contemplé les vertus.

v Sur la terre, le bien se réalise dans le détachement du monde sensible et la tendance au monde intelligible.

v Ce bien absolu se réalise par la justice qui est le fondement de toutes les vertus.

3-   Les morales du bien empiriques

A-  La morale d’Epicure

v Selon Epicure le bonheur consiste à suivre la nature qui nous donne du plaisir.

v Les quatre règles de sa méthode sont :

1-    Prendre un plaisir qui ne sera pas suivi d’une peine.

2-    Fuir la peine qui n’amène aucun plaisir.

3-    Fuir la jouissance qui prive d’une plus grande jouissance ou qui cause une plus grande peine.

4-    Accepter la peine qui est suivi d’un grand plaisir.

B-   La morale de Bentham :

v Selon Bentham, il faut calculer  les biens et le maux de toute action humaine en prenant en considération la société entière.

v Le but suprême est de réaliser le bonheur pour le plus grand nombre de personnes.

v La plus grande somme du plaisir se fait selon sept mesures : Intensité du plaisir, sa durée, sa proximité, sa fécondité, sa pureté et son étendue.

v De son cote, Stuart Mill identifiait le bonheur à l’intérêt.

4-   Critique de ses théories

v La morale du bien absolu lie la moralité à la métaphysique ; or il aurait fallu la relier à la morale de la nature.

v Les morales du bien empiriques rabaissent la moralité au bien sensible et au plaisir sans prendre en considération les valeurs.

 

   II.            Les valeurs

1-   Introduction

v Les valeurs sont celles qui méritent d’être voulues.

v Les valeurs peuvent être classées en différentes catégories (illusoires, artificielles, sociales, morales…)

v Pour Platon c’est la morale qui fait l’humanité pour cela les valeurs morales dépassent toutes les autres valeurs.

2-   Nature subjective des valeurs morales

v Pour Ribot, la valeur des choses est faite à partir de nos désirs et de nos gouts.

v La notion de valeur est donc subjective.

v Ce qui peut être d’une grande valeur pour les uns, est une non-valeur pour les autres.

Critique de cette théorie

v Il y a des valeurs comme les valeurs spirituelles qui sont objectives car elles existent indépendamment de l’homme.

3-   Nature objective des valeurs

v Elle est l’expression de la conscience collective. Pour Durkheim, la valeur morale est une création sociale.

v Les valeurs existent  en dehors de nous, s’imposent à nous et sont porteuses d’un idéal.

Critique de cette théorie

v La conception sociologique tombe dans le relativisme, à son tour, car les valeurs sont restées des créations de la conscience humaine.

v Les valeurs spirituelles dépassent les besoins collectifs, car elles sont des valeurs universelles.

 

Plans :

·       Bien absolu :

Thèse : les morales du bien absolu

Antithèse : les morales du bien empirique + critique du bien absolu

·        Bien empirique :

Thèse : les morales du bien empirique

Antithèse : critique du bien empirique + les morales du bien absolu

·        La valeur dépend de chaque personne :

Thèse : la nature subjective des valeurs

Antithèse : critique de la nature subjective + la nature objective des valeurs

·        La valeur dépend de la société :

Thèse : la nature objective des valeurs

Antithèse : critique de la nature objective + la nature subjective

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